Pas le tangram à sept pièces
Le tangram classique découpe un carré en sept pièces, qu’on tourne et qu’on retourne pour reproduire une silhouette. Celui de Girafoufou garde l’idée, assembler des formes pour faire un dessin, avec des pièces plus simples : chaque forme arrive déjà dans le bon sens, la même que son ombre creusée dans un plateau de bois. Quand deux pièces ont la même forme et la même taille, comme les deux roues du camion, l’une ou l’autre va dans l’une ou l’autre ombre.
Seize dessins : huit de trois pièces (la maison, le sapin, le bateau, la glace, la fleur, le poisson, le champignon et la montgolfière) et huit de quatre ou cinq (le camion, le bonhomme de neige, la fusée, le château, la locomotive, le chat, le papillon et le robot). Reconnaître des formes et reproduire un assemblage, c’est aussi ce qu’on explore à l’école maternelle.
Repère : Ministère de l’Éducation nationale — Programmes à l’école maternelle.
Toucher une forme, puis son ombre
Girafoufou le dit : « Pose chaque forme à sa place : touche une forme… puis touche son ombre ! » La forme s’y pose en couleur, en une demi-seconde. L’enfant peut aussi la faire glisser du doigt : elle flotte à sa vraie taille, et un lâcher tout près de l’ombre suffit. Lâchée loin du plateau, elle revient dans la réserve sans un mot. Les petites ombres, l’étoile ou le cœur, ont autour d’elles une zone de toucher invisible, faite pour un doigt d’enfant.
Sur une mauvaise ombre, l’ombre oscille doucement, un petit son descend, et Girafoufou dit : « Presque ! Cette forme va ailleurs… Regarde bien ! » La forme reste en main. Quand la dernière est posée, de petits traits à l’encre apparaissent un à un, la porte de la maison, les moustaches du chat, les yeux carrés du robot, et Girafoufou nomme le dessin : « Une maison ! Quelle jolie maison ! »
Quatre paliers, jusqu’à l’ombre d’un seul tenant
Dans la boîte à casse-têtes, on commence par les dessins de trois pièces en petite section ; après six parties, les grands dessins se mêlent aux petits, puis viennent les grands seuls. Un enfant de moyenne section commence au mélange, un enfant de grande section aux grands dessins : la section est celle que montre le petit jeu d’arrivée, sinon l’âge réglé. Au dernier palier, l’ombre n’a plus de pointillés pour montrer où s’arrête chaque pièce : « Cette fois, l’ombre est d’un seul morceau ! Regarde bien sa forme… où va chaque pièce ? » Si plusieurs parties ont été difficiles, le jeu redescend d’un cran, sans rien dire.
Un tangram fini enchaîne directement le suivant, et le jeu évite les dessins des trois dernières parties. Parfois, une partie un peu plus grande est proposée comme un petit défi, annoncé par Girafoufou ; la rater ne compte jamais. Les étoiles arrivent par séries de quatre tangrams, déposées sans écran. Dans le cahier de vacances, le tangram de trois pièces est en petite section, celui de quatre ou cinq en moyenne section, toujours avec ses pointillés.
Ce qui est ouvert
Les casse-têtes sont rangés « à tout âge ». Chaque semaine, un des sept jouets de la boîte est ouvert à tous, à tour de rôle, à raison de six parties par jour ; le tangram vient la cinquième semaine après la première visite, puis revient toutes les sept semaines. Après la sixième partie du jour, Girafoufou dit : « On a bien joué ! Le jouet se repose… on en refait demain. » Avec l’accès famille, la boîte entière est ouverte, sans limite de parties.
