Le mot de Marcel
Quand notre fille a eu trois ans, j’ai voulu lui donner ce qu’Adibou m’avait donné, enfant. On a installé sa version d’aujourd’hui : pour nous, trop de choses à l’écran, trop de jeu autour de l’apprentissage. Ma femme a été la première à le dire. Elle venait de découvrir Céline Alvarez, et on faisait entendre à notre fille les sons des lettres, un son à la fois, en jouant. Et on regardait Bluey en famille : lent, tendre, personne ne crie.
Alors, en août 2026, juste avant les vacances, j’ai commencé Girafoufou. D’abord les chiffres, puis les sons, en gardant ce qui nous convenait, à nous : rien de brusque, pas d’explosions, pas de course contre le temps, un écran qui se referme. Et ce que j’avais lu sur l’école ailleurs, au Japon surtout : on essaie plusieurs fois, et apprendre à traverser la frustration fait partie du jeu.
Je ne le fais pas seul : Bastien, mon meilleur ami, le fait avec moi. On l’a fait pour nos enfants. On le fait maintenant pour les vôtres.
Marcel Venturino, fondateur et développeur. Développeur de formation, chef de projet, puis co-fondateur de Wivoo ; auteur du Guide du Product Management (Eyrolles, 2023). Aix-en-Provence.
Le mot de Bastien
Père de famille à Toulon, j’ai passé plusieurs années dans le commercial, entre entreprises, avant de rejoindre Marcel, mon meilleur ami, sur Girafoufou. L’idée d’un « écran doux » m’a tout de suite emballé.
En cherchant, nous n’avons trouvé aucun jeu qui réunisse trois choses : une vraie histoire, un contenu qui ne surstimule pas l’enfant, et un apprentissage qui respecte son rythme. Girafoufou les réunit, et il fait une chose de plus : il demande à l’enfant de poser la tablette, pour aller chercher un objet bleu ou raconter sa journée à ses parents. C’est comme ça qu’on construit une relation saine avec l’écran.
Dans Girafoufou, je m’occupe du développement commercial. Je construis les partenariats avec les enseignants, les pédagogues et les structures de la petite enfance, et je recueille les retours des familles, pour coller au plus près de ce que les parents attendent. Si ça aide d’autres parents à poser la tablette avec le sourire, on a gagné.
Bastien Thomasso, cofondateur, partenariats et familles. Toulon.
Notre première testeuse
La fille de Marcel a trois ans, et c’est elle qui dit si ça marche. Au début, elle se décourageait vite quand elle n’y arrivait pas : Girafoufou a appris à féliciter la recherche autant que la réussite, et on fait des points réguliers avec elle, ce qu’elle aime, ce qui coince. Rien n’est mesuré sur elle, ni sur aucun enfant : pas un traceur, parce que ce sont des enfants.
Ce qu’elle adore : les casse-têtes, les labyrinthes surtout ; « Je bouge ! », quand Girafoufou fait bouger tout le corps ; et les missions hors de l’écran, quand le jeu demande de poser la tablette pour aller chercher quelque chose, ou raconter sa journée. Chaque dessin animé est né d’une de ses demandes. Et Petit Renne, le copain de Girafoufou dans le jeu, c’est son doudou, son meilleur ami.
