Le labyrinthe guidé : avancer case par case
Pour commencer, le héros avance d’une case à la fois : l’enfant glisse le doigt le long des couloirs, ou touche la case voisine où il veut aller. Un doigt posé loin du héros ne le fait pas bouger : c’est l’enfant qui fait chaque pas, le jeu ne trouve jamais le chemin à sa place.
Le chemin parcouru se dessine en jaune ; faire demi-tour l’efface au lieu de gribouiller. Ces premiers labyrinthes font cinq ou six cases de large. Suivre un chemin, anticiper un virage, revenir d’une impasse : c’est le repérage dans l’espace que l’on travaille aussi à l’école maternelle.
Repère : Ministère de l’Éducation nationale — Programmes à l’école maternelle.
À main levée : c’est l’enfant qui trace tout le chemin
Ensuite, le héros attend au départ, et l’enfant trace le chemin d’un seul geste, comme au crayon. Quand le trait touche une barrière, il s’arrête contre elle et peut glisser le long, sans jamais la traverser : rien n’est à recommencer. S’il s’engage dans une impasse, l’enfant repose le doigt sur son trait pour repartir de là.
Quand le trait arrive au but, le héros le suit en trottinant. Ici, le toucher ne remplace pas le geste : tracer, c’est le jeu lui-même. Les plus grands labyrinthes à main levée font dix cases sur sept ; au-delà, les couloirs deviendraient trop étroits pour un doigt d’enfant sur une tablette.
Le labyrinthe rond, et vingt petites histoires
Plus loin, le labyrinthe devient rond : le héros part du centre, et il faut trouver la sortie entre les anneaux pour rejoindre le but, dehors. Il arrive après plusieurs parties réussies dans la boîte à casse-têtes, et il ferme la page des labyrinthes du cahier de vacances.
Chaque labyrinthe a son thème, parmi vingt : le petit girafon qui cherche sa maman, l’abeille qui rejoint sa fleur, la petite fusée qui va jusqu’à Saturne, le perroquet et son trésor… La consigne est dite et écrite. Chaque labyrinthe n’a qu’un seul chemin ; le départ change de bord, et l’arrivée est souvent loin, parfois au milieu.
Une difficulté qui suit l’enfant, sans le dire
Dans la boîte à casse-têtes, un labyrinthe fini enchaîne directement le suivant. Après six parties au même palier, le suivant est un peu plus grand. Si plusieurs parties ont demandé beaucoup de détours, le jeu redescend d’un cran, sans un mot sur la difficulté. Parfois, un labyrinthe un peu plus grand est proposé comme un petit défi ; le rater ne fait jamais redescendre.
Les étoiles arrivent par séries de quatre labyrinthes. Dans le cahier de vacances, on trouve un labyrinthe guidé en petite section, un labyrinthe à main levée en moyenne section, et une page entière de six labyrinthes qui grandissent, pour toutes les sections.
