Le signe plus, sous les objets
« Deux plus trois ! Regarde : deux fleurs… et encore trois fleurs ! Combien ça fait en tout ? » Les deux groupes sont posés dans deux ovales, et l’écriture « 2 + 3 » est dessous, dans une pastille : les chiffres à l’encre, le signe en jaune doré, pour qu’on le regarde. Pas de signe égal, pas de résultat écrit : l’enfant compte tout et touche un chiffre. Les sommes vont de deux à sept.
La première fois, une page de cours s’ouvre d’elle-même : « Regarde ce petit signe : c’est le signe plus. Plus, ça veut dire qu’on met ensemble ! Deux fleurs… plus trois fleurs… On les met ensemble, et on compte tout : cinq fleurs ! » L’animation montre les deux fleurs, le signe qui apparaît, les trois fleurs, puis une lumière qui les entoure toutes. On la rouvre quand on veut par « Girafoufou m’explique ».
Repère : Ministère de l’Éducation nationale — Programmes à l’école maternelle.
Le signe moins : ceux qui s’en vont restent visibles
« Cinq moins deux ! Regarde : cinq pommes… et deux qui s’en vont ! Combien il en reste ? » Les deux pommes qui partent ne disparaissent pas : elles restent en transparence, pour que l’enfant puisse recompter le total autant qu’il veut, et compter ce qui reste. Les restes vont de un à quatre. Son cours : « Et ce petit trait, c’est le signe moins. Moins, ça veut dire qu’on enlève ! »
Le troisième niveau renverse le jeu : « Écoute bien… trois plus deux ! Touche le bon calcul ! » Parmi les écritures proposées, le piège qui apprend est le même calcul avec l’autre signe, trois moins deux ; jamais le calcul retourné, deux plus trois, que l’oreille ne peut pas distinguer. Le quatrième, « Comme au CP ! », montre l’écriture toute seule : « Trois plus deux… ça fait combien ? » On calcule de tête, et les sommes vont jusqu’à dix.
Une partie, les erreurs, les étoiles
Cinq questions par partie : deux cartes aux deux premières, trois ensuite ; la difficulté suit le numéro de la question, pas l’enfant. Le plus grand calcul est cinq plus cinq ; aucun nombre d’un calcul ne dépasse six, et il n’y a jamais de zéro.
Avec trois cartes, une erreur est expliquée : « Ah, ce n’est pas ça ! Tu as touché… quatre moins un ! », puis la consigne est redite. Quand il ne reste que la bonne carte, Girafoufou la montre : « Ce n’est pas grave, on apprend ! » Cinq réussites du premier coup donnent trois étoiles, trois ou quatre en donnent deux, une sinon, jamais zéro. La révision mélange les quatre jeux et finit le monde : « Tu as terminé tout le monde ! »
Ce qui vient avant, et ce qui n’y est pas
Avant le calcul écrit, deux marches : les décompositions, en images, et les histoires de nombres, de petits problèmes à l’oral, « Tu as deux fleurs. Girafoufou t’en donne encore une ! Combien… ? », où rien n’est montré pendant l’histoire. Le calcul s’ouvre avec une étoile à la révision des histoires de nombres ; trois étoiles y proposent même de sauter directement au signe plus.
Il n’y a ni tables à réciter, ni retenue, ni nombres à deux chiffres, ni chronomètre : l’enfant ne pose rien et n’écrit rien, il touche une carte. Ce monde est de grande section et fait partie de l’accès famille, comme les grands nombres et les histoires de nombres.
